Sophie se promenait tranquillement dans son quartier quand un chien sans laisse l’a mordue. Après la panique initiale, elle a dû naviguer à travers les démarches administratives et juridiques pour obtenir réparation. La morsure d’un chien peut avoir des conséquences graves, tant physiques que psychologiques, et vous devez savoir comment agir rapidement.
Dès que Sophie a reçu des soins, une nouvelle épreuve a commencé : retrouver le propriétaire du chien, réunir des preuves solides, solliciter des témoins présents sur les lieux. Elle a pris contact avec son assurance, envisagé un dépôt de plainte et s’est confrontée à la réalité du parcours à suivre pour obtenir une indemnisation à la hauteur du préjudice.
Les conséquences d’une morsure de chien
Chaque année en France, le nombre de morsures de chien se compte en centaines de milliers. Derrière ces chiffres, des victimes qui affrontent des blessures parfois sérieuses, et qui nécessitent souvent un suivi médical immédiat. Après une morsure, consulter un médecin devient impératif, à la fois pour évaluer les dégâts et instaurer une surveillance sanitaire stricte.
Les effets sur la santé peuvent varier, comme en témoigne ce qui suit :
- Plaies plus ou moins profondes à traiter sans délai
- Infections provoquées par les bactéries contenues dans la salive du chien
- Cicatrices, parfois si marquées qu’une chirurgie réparatrice s’impose
L’impact ne se limite pas au corps. L’anxiété, une peur persistante des chiens ou encore le stress post-traumatique font partie des séquelles psychologiques souvent rapportées. La prise en charge globale doit donc inclure ces dimensions pour espérer une reconstruction pleine et entière.
Les propriétaires ne peuvent ignorer la portée de leur responsabilité. L’article 1243 du Code civil est limpide : les dégâts causés par un chien engagent systématiquement la responsabilité de son propriétaire. Cela couvre les frais médicaux, la perte de revenus si la victime ne peut plus travailler, mais aussi la souffrance morale.
Une morsure de chien bouleverse bien plus qu’une journée. Elle oblige à agir sans tarder, à connaître ses droits et à s’entourer pour faire face. Les détenteurs d’animaux ont tout intérêt à prévenir pour éviter de lourdes conséquences judiciaires et financières.
Les responsabilités en cas de morsure de chien
La loi française ne laisse aucune ambiguïté : en cas de morsure, le propriétaire du chien est tenu d’assumer les conséquences. L’article 1243 du Code civil consacre cette responsabilité, qu’il s’agisse de blessures physiques ou de préjudices d’ordre moral. Prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter un accident devient donc un devoir.
Des cas graves, comme une incapacité de travail ou des blessures sévères, peuvent conduire le Procureur de la République à ouvrir une procédure pénale. Les articles 220-20-2 et 220-19-2 du Code pénal prévoient des sanctions lourdes pour les propriétaires jugés négligents. Le procès a alors lieu au tribunal correctionnel, et la victime peut demander des dommages et intérêts.
Constituer un dossier solide est une étape décisive pour la victime. Photographier les blessures, rassembler tous les documents médicaux, recueillir des témoignages : chaque élément compte pour appuyer sa demande d’indemnisation.
Les démarches administratives ne doivent jamais passer au second plan. Le détenteur du chien doit signaler la morsure à son assurance et à la mairie de son domicile, conformément à l’article L211-14-2 du Code rural et de la pêche maritime. Cette formalité permet de surveiller le comportement du chien et, en cas de récidive, d’envisager des mesures comme la pose d’une muselière ou le placement en fourrière.
Rigueur et vigilance dans l’ensemble de ces démarches garantissent à la fois la protection des victimes et l’application stricte des obligations légales.
Les démarches à suivre après une morsure de chien
Au lendemain d’une morsure, la priorité pour la victime est claire : consulter un médecin sans délai. Cette visite permet d’établir un constat précis des blessures et de recevoir un traitement adapté. Face à la fréquence élevée de ces accidents en France, la réactivité médicale est une nécessité.
Une fois les premiers soins prodigués, la déclaration de la morsure s’impose. Le propriétaire du chien doit alerter son assureur et informer la mairie de sa commune. L’article L211-14-2 du Code rural et de la pêche maritime fixe ce cadre, qui vise à surveiller le chien et à prévenir de nouveaux incidents si besoin.
Pour avancer efficacement, voici les principales actions à mener :
- Faire établir un rapport médical complet par un professionnel de santé
- Prendre en photo chaque blessure et conserver l’ensemble des pièces médicales
- Déclarer l’incident à l’assurance du propriétaire du chien
- Informer la mairie du lieu de résidence
Ces étapes administratives et médicales demeurent indispensables pour réunir un dossier solide. La précision et la méthode dans leur exécution conditionnent la qualité de la prise en charge et la reconnaissance des droits de la victime.
Comment obtenir une indemnisation après une morsure de chien
La victime d’une morsure peut prétendre à une indemnisation. La loi oblige le propriétaire du chien à réparer l’ensemble des préjudices causés. Pour appuyer sa demande, il faut constituer un dossier complet comportant le rapport médical, des photos précises et les documents attestant des démarches accomplies.
Les recours possibles
Pour se donner toutes les chances d’être indemnisé, plusieurs options existent :
- Solliciter un avocat expert en dommages corporels, capable d’orienter la victime et de défendre ses intérêts tout au long de la procédure
- Si le chien responsable n’est pas identifié ou s’il s’agit d’un animal errant, le Fonds de Garantie peut intervenir pour couvrir les frais médicaux et d’autres dommages. Ce mécanisme prend le relais quand le responsable reste introuvable ou insolvable
- L’Association AIVF propose également un accompagnement et des conseils à destination des victimes. Cette structure dédiée aux attaques d’animaux guide et répond aux interrogations tout au long de la démarche
Cas particuliers
Dans certaines situations, la voie judiciaire reste ouverte pour la victime. Le procureur de la République peut décider de poursuivre le propriétaire du chien devant le tribunal correctionnel. Les articles 220-20-2 et 220-19-2 du Code pénal précisent les sanctions applicables. Par ailleurs, la responsabilité civile du propriétaire est encadrée par l’article 1243 du Code civil.
Suivre chacune de ces étapes, avec méthode et persévérance, permet d’espérer une réparation équitable. Face à l’adversité, s’entourer et agir sans attendre fait toute la différence. Reste à savoir si, demain, la vigilance collective permettra de réduire enfin ces drames évitables.


